De D à F

De "Décroissance" à "Francophonie"

Décroissance
La décroissance est un concept politique, économique et social, se plaçant à l’opposé du consensus politique actuel autour de la croissance économique. Il remet en cause l’idée dominante selon laquelle l’augmentation de la production de marchandises conduit à l’augmentation du bien-être social.
Il propose de diminuer la consommation et la production afin de respecter le climat, l’écosystème et les êtres humains.
La décroissance n’est pas considérée par ses défenseurs comme un dogme politique, ni un modèle économique. Ainsi pour Paul Ariès, « ce n’est pas une idéologie ni un modèle économique de plus, c’est d’abord un mot-obus pour pulvériser la pensée économiste dominante. ». De la même façon, Serge Latouche considère qu’il s’agit d’une « trouvaille rhétorique heureuse » et préfère le terme d’a-croissance.
Compléter ces informations à partir de sites relatifs à la mondialisation, au développement durable et à la consommation citoyenne

Economie sociale
L’économie sociale se compose des activités économiques exercées par des sociétés, principalement des coopératives et des mutuelles, ainsi que par des associations.
Elle a sa propre éthique, qui se traduit par les principes suivants :
• Un statut privé
• La primauté de l’Homme sur le capital,
• Un but non lucratif ou de non recherche de profit,
• Un secteur économique à part entière qui œuvre sur le marché mais avec ses principes propres,
• L’indivisibilité des réserves : patrimoine collectif et impartageable,
• Une finalité explicite au service de la collectivité : intérêt général et utilité sociale,
• Un processus de décision démocratique : « une personne, une voix » (et non « une action, une voix » comme dans le capitalisme),
• Une autonomie de gestion,
• Un ancrage territorial ou sectoriel
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Economie solidaire
Sous le terme d’économie solidaire se regroupent un certain nombre de mouvements et concepts différents. Bien que le terme fasse aujourd’hui débat, il recouvre, en plus des théories, des réalités de terrain.
L’économie solidaire est généralement considérée comme appartenant à l’économie sociale, certains parlent d’ailleurs d’économie sociale et solidaire. Toutefois la première se réfère plutôt à des organisations bien implantées et occupant une place importante dans la vie économique et la seconde à certaines activités précises visant à expérimenter de nouveaux "modèles" de fonctionnement de l’économie.
L’origine de la mouvance solidaire, qui remonte au XIXe siècle (mouvement coopératif) se situe généralement dans le constat que dans certains cas le système économique libéral répond mal à certains besoins de la population, en particulier dans les milieux dits « défavorisés ».
L’économie solidaire telle qu’elle est vue de nos jours possède plusieurs formes, plus ou moins concrètes ou théoriques, et plus ou moins populaires, qui vont du « commerce équitable » aux théories post-capitalistes, en passant par les réseaux locaux d’entraide aux bases plus pragmatiques, comme les SEL.
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Education au développement
C’est l’action d’informer et de sensibiliser sur les questions liées au développement et aux rapport entre pays du Nord et du Sud.
L’éducation au développement concerne tous les publics, même si de nombreuses actions sont particulièrement menées en direction des scolaires. Pour le Ministère de l’éducation, « L’éducation au développement et à la solidarité internationale vise à faire prendre conscience aux élèves de l’interdépendance des régions du monde, [et doit] permettre la réflexion et les propositions d’actions ».
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Effet de serre
L’effet de serre est composé d’un ensemble de gaz situés dans l’atmosphère qui contribue à réchauffer la surface de la Terre et à y rendre la vie possible.
L’effet de serre est donc un phénomène naturel. Cependant, les gaz émis en grande quantité par l’activité humaine contribuent au réchauffement de l’atmosphère, ce qui peut influer sur le climat. Il s’agit essentiellement du gaz carbonique (CO2) produit par l’utilisation de charbon et de pétrole, du méthane (CH4) produit par l’agriculture intensive et de l’oxyde nitreux (N2O) lié à l’industrie chimique.
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Empreinte écologique
Développée par des chercheurs canadiens, l’empreinte écologique calcule la pression qu’exercent les humains sur la nature, mesurant la surface productive nécessaire à une population donnée (pays, ville, région) ou à un individu pour sa consommation de ressources (nourriture, énergie…) et l’absorption des déchets produits
L’empreinte « nourriture, fibres et bois » comprend les surfaces nécessaires à la culture, l’élevage, la pêche, l’exploitation forestière ; l’empreinte « énergie » celle pour la production énergétique et l’absorption du carbone émis par les énergies fossiles ; sont inclus aussi la consommation de terrains construits, l’espace pour éliminer les déchets, etc.
La planète possède 11,4 millions d’hectares de terres productives et d’espaces marins, ce qui équivaut à une capacité de production moyenne disponible de 1,8 hectare pour chaque humain. Actuellement, l’empreinte écologique moyenne par personne est de 2,3 ha. Elle dépasse donc la capacité biologique de la Terre. Un européen consomme 5 ha, un Nord-Américain 9,6 et un sahélien ou un indien moins de 0,7 ha. Il faudrait donc de deux à cinq planètes Terre pour généraliser le mode de vie des pays occidentaux industrialisés.

Calculer son empreinte écologique.
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Fonds monétaire International (FMI)
Le FMI est né le même jour que la Banque mondiale avec la signature des Accords de Bretton Woods (1944).
A l’origine, le rôle du FMI était de défendre le nouveau système de changes fixes. A la fin de Bretton Woods (1971), le FMI est maintenu. Son rôle premier est l’intervention financière pour renflouer des Etats touchés par une crise financière. Mais au delà de la stabilisation le FMI impose petit à petit (depuis le premier choc pétrolier de 1974-1975) ses programmes d’ajustements structurels.
Son mode de décision est le même que pour la Banque mondiale et se base sur une répartition des droits de vote en fonction du montant de la cotisation des Etats membres. Il faut 85% des voix pour modifier la Charte du FMI (les USA possèdent donc une minorité de blocage, vu qu’ils possèdent 17,35% des voix ; les 10 pays les plus industrialisés représentent plus de 50% des voix)
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Forum social Mondial ( FSM)
Le Forum Social Mondial (FSM) est un espace de débat démocratique d’idées, d’approfondissement de la réflexion, de formulation de propositions, d’échange d’expériences et d’articulation de mouvements, réseaux, ONG et autres organisations de la société civile qui s’oppose au néolibéralisme.
A la 1ère rencontre mondiale (2001, Porto Alegre, Brésil) a succédé un processus mondial de recherche et de construction d’alternatives aux politiques néo-libérales et d’essaimage du forum en éditions thématiques ou régionales. Ainsi, en 2003, la Seine-Saint-Denis accueillait (avec Paris) le 2ème Forum Social Européen (FSE).
Le FSM se caractérise par sa pluralité et sa diversité. Il n’est ni confessionnel, ni gouvernemental, ni partisan. Il se propose de faciliter l’articulation, décentralisée et en réseau, d’associations et de mouvements engagés, tant au niveau local qu’international, dans des actions concrètes de construction d’un autre monde, sans prétendre pour autant incarner une instance représentative de la société civile mondiale. Le FSM n’est ni une association, ni une organisation.
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Francophonie (Organisation Internationale de la Francophonie)
On estime à près de 200 millions le nombre de francophones dans le monde. De son côté, l’Organisation internationale de la francophonie (OIF) regroupe 55 Etats et 13 observateurs dans les cinq continents
Elle a adopté une déclaration [dite] de Cotonou sur la culture en 2001 et soutient notamment les langues africaines transfrontalières. L’OIF met en œuvre des actions de coopération multilatérales, conformément au cadre décennal défini par le Sommet de la francophonie (novembre 2004, Burkina Faso) : promouvoir la langue française et la diversité culturelle et linguistique ; promouvoir la paix, la démocratie et les Droits de l’Homme ; appuyer l’éducation, la formation, l’enseignement supérieur et la recherche ; développer la coopération au service du développement durable et de la solidarité.
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